Dans une salle de bain rénovée, tout semble simple : un mitigeur moderne, deux arrivées d’eau, on visse, et l’eau coule. Dans la réalité, les murs ne sont pas toujours droits, les anciens réseaux de plomberie ont parfois plusieurs décennies, et les entraxes ne tombent pas exactement au bon endroit. C’est là qu’intervient le raccord excentrique, petite pièce discrète mais déterminante pour réussir l’installation d’un robinet ou d’un mitigeur sans casser le carrelage. Lorsqu’il est trop court, mal choisi ou mal posé, les fuites, tensions mécaniques et désalignements peuvent transformer un simple remplacement de mitigeur en casse-tête.
Cette pièce joue un rôle similaire à celui d’un adaptateur de précision : elle compense les décalages, ajuste la profondeur, et aligne les sorties d’eau chaude et froide avec le corps du mitigeur. Encore faut-il savoir comment la sélectionner, comment la rallonger au besoin, et à quel moment il devient plus raisonnable de faire intervenir un professionnel pour modifier la plomberie murale. Entre les rallonges, les modèles longue portée, les coudes et les erreurs fréquentes à éviter, bien comprendre le raccord excentrique permet d’anticiper les problèmes plutôt que de les subir au dernier moment.
En bref
- Un raccord excentrique permet de compenser un décalage d’axe ou de profondeur entre les sorties murales et un mitigeur, tout en assurant l’étanchéité.
- Les modèles standard couvrent de faibles écarts ; en cas de forte différence, il existe des raccords excentriques longue portée et des rallonges dédiées.
- Un raccord trop court peut venir d’une ancienne plomberie, d’un carrelage plus épais ou d’un entraxe non conforme ; empiler les rallonges est une mauvaise idée.
- Au-delà de quelques centimètres à rattraper, l’option la plus fiable reste souvent de déplacer les arrivées d’eau avec l’aide d’un professionnel.
- Un montage propre et étanche repose sur des filetages bien préparés (téflon ou filasse), un vissage suffisant et un alignement précis du mitigeur.
Raccord excentrique : définition, rôle et différence avec les autres raccords
Le raccord excentrique est une pièce de plomberie conçue pour relier les arrivées d’eau chaude et froide d’un mur à un robinet ou un mitigeur, tout en corrigeant un décalage d’axe ou de profondeur. Il se présente sous la forme d’un cylindre fileté aux deux extrémités, avec un centre légèrement décalé. En le faisant pivoter, on modifie la position du point de sortie, ce qui permet d’aligner précisément les entrées du mitigeur sur les sorties murales.
Ce décalage est la clé de son efficacité. Contrairement à un simple manchon droit, le raccord excentrique joue sur deux paramètres : la distance entre les deux arrivées d’eau (l’entraxe, très souvent 150 mm pour les mitigeurs de douche et baignoire en France) et la profondeur par rapport à la surface du carrelage. En pratique, un léger défaut de maçonnerie, une saignée mal positionnée ou un ancien carrelage plus fin suffisent à créer un écart qu’un mitigeur ne peut pas absorber seul.
Il est important de le distinguer d’un réducteur concentrique ou excentrique utilisé en chauffage ou en climatisation, dont la fonction principale est de relier deux tuyaux de diamètres différents. Dans le cas d’un raccord excentrique pour robinet, l’objectif n’est pas de changer de diamètre, mais de corriger une position pour que les pas de vis du mitigeur tombent exactement en face. Ce travail d’alignement est indispensable pour éviter les contraintes mécaniques sur le corps du robinet et sur les joints internes.
Les raccords excentriques sont généralement fabriqués en laiton chromé, matériau robuste, résistant à la corrosion et compatible avec l’eau sanitaire. Le chrome apporte en plus un aspect esthétique propre et facile à nettoyer. Les versions en plastique ou de qualité douteuse sont à proscrire dans une salle de bain exposée à la chaleur, à l’humidité et à des variations de pression. Un raccord qui se fissure au bout de quelques années, c’est le risque d’une fuite insidieuse derrière un habillage carrelé.
Sur le terrain, ces pièces sont incontournables pour les mitigeurs thermostatiques. Ces derniers exigent un entraxe précis et un débit équilibré entre eau chaude et eau froide. Sans raccord excentrique adapté, la pose devient approximative, les joints travaillent de travers, et le mitigeur peut se retrouver légèrement vrillé. Ce défaut d’alignement finit souvent par se traduire par des gouttes, un robinet qui craque quand on le manœuvre, ou une esthétique décevante alors que tout le reste de la salle de bain a été soigné.
Un propriétaire qui remplace un vieux mélangeur par un mitigeur moderne découvre souvent l’importance de ces pièces au moment de la pose. C’est précisément à ce moment que l’on réalise que le chantier se joue parfois à quelques millimètres près. Comprendre ce rôle d’ajustement permet de faire des choix de matériel cohérents dès le départ.

Pourquoi un raccord excentrique peut-il être trop court ? Origines des décalages
Un raccord excentrique jugé « trop court » ne signifie pas seulement qu’il manque quelques millimètres. Cela révèle souvent une incohérence entre la plomberie existante et le nouveau mitigeur. Plusieurs causes se cumulent alors : profondeur des arrivées d’eau, épaisseur du carrelage, vieillesse de l’installation ou choix d’un matériel non adapté aux standards français.
Les modèles standards de raccords excentriques, fournis avec de nombreux mitigeurs, affichent en général une profondeur de 10 à 15 mm. Cette plage suffit pour compenser un léger retrait des arrivées d’eau par rapport au carrelage ou quelques millimètres d’écart d’entraxe. Dès que les canalisations sont trop enfoncées dans le mur, ces pièces atteignent leurs limites : même vissées au maximum, elles n’arrivent pas assez en avant pour accueillir le mitigeur sans forcer.
Lors des rénovations, un autre élément vient perturber l’équation : l’épaisseur du nouveau carrelage. Dans de nombreux logements anciens, les carreaux d’époque faisaient 5 à 6 mm, parfois moins. Les revêtements actuels montent facilement à 8, 10 voire 12 mm, sans compter la colle. Résultat : les sorties d’eau se retrouvent « enterrées » derrière quelques millimètres supplémentaires de matériau, et ce décalage invisible à l’œil nu crée un manque de portée au moment de poser le mitigeur.
À ces questions de profondeur s’ajoute parfois une erreur de choix de matériel. Il existe plusieurs longueurs et formes de raccords excentriques sur le marché. Un modèle trop court, un filetage inadapté ou un entraxe étranger (par exemple sur certains mitigeurs importés) rendent le montage pratiquement impossible sans adapter la plomberie murale. C’est le cas typique d’un propriétaire qui commande un mitigeur en ligne sans vérifier la compatibilité avec un entraxage 150 mm, standard en France pour les douches.
Les défauts d’implantation d’origine jouent aussi un rôle. Dans des logements construits dans les années 70 ou 80, la plomberie a parfois été réalisée sans anticipation sur les futurs appareils. Les tuyaux peuvent être trop hauts, trop bas, ou légèrement en biais. Un raccord excentrique compense une partie de ces imprécisions, mais pas toutes. Quand les sorties d’eau se retrouvent à plus de 5 ou 6 cm en retrait de la surface finie, même les modèles longue portée commencent à atteindre leurs limites.
Dans certains chantiers de rénovation, un autre facteur intervient : le recarrelage sans reprise de la plomberie. On ajoute une nouvelle couche de carrelage par-dessus l’ancienne, sans modifier les arrivées d’eau. Le mur gagne alors plusieurs millimètres d’épaisseur, voire plus d’un centimètre. Sur le moment, tout paraît propre. Mais lors de la pose du mitigeur, ce « sandwich » de matériaux complique sérieusement le raccordement.
Comprendre ces origines permet d’éviter de s’acharner avec un raccord trop court. Plutôt que de forcer, de dévisser exagérément ou d’empiler des solutions fragiles, mieux vaut analyser froidement la configuration : retrait des tuyaux, épaisseur du mur, type de mitigeur. C’est le seul moyen d’opter pour une solution solide sur la durée.
Rallonges et raccords excentriques longue portée : comment gagner les millimètres manquants
Lorsque le raccord excentrique standard ne suffit pas, les rallonges et les modèles longue portée deviennent les meilleurs alliés. Ils permettent de rattraper plusieurs centimètres de profondeur sans ouvrir le mur, à condition d’être utilisés avec méthode et sans excès. L’objectif reste le même : amener les sorties d’eau à la bonne distance du carrelage, tout en conservant une étanchéité irréprochable.
Les rallonges de raccord excentrique se présentent comme de petits manchons filetés qui se vissent directement sur la sortie murale ou sur le raccord existant. Elles offrent un gain de 20, 30 ou 40 mm selon les modèles. L’installation est assez simple sur le principe : on démonte légèrement le raccord existant, on visse la rallonge avec du téflon ou de la filasse, puis on remet en place l’ensemble avant de fixer le mitigeur. Ce montage permet de récupérer quelques centimètres critiques, notamment dans les salles de bain où le carrelage a été épaissi ou doublé.
Ces accessoires restent abordables : en grande surface de bricolage, une paire de rallonges se situe en général entre 8 et 15 euros. Ce coût modéré en fait une solution intéressante lorsqu’il manque juste un peu de portée pour que le mitigeur se présente correctement. Il est important cependant de ne pas multiplier les rallonges les unes derrière les autres. Chaque élément supplémentaire crée un nouveau point de fuite potentiel et fragilise mécaniquement l’ensemble du montage.
Quand le manque de longueur devient plus important, il est souvent plus sain de passer directement à des raccords excentriques longue portée. Ces modèles peuvent atteindre ou dépasser 60 mm de profondeur et sont pensés pour couvrir de forts retraits de tuyauterie. Ils s’installent à la place des raccords d’origine et évitent d’empiler les éléments intermédiaires. Leur prix, en fonction des matériaux et de la marque, oscille généralement entre 15 et 30 euros la paire.
Avant de se précipiter en magasin, une étape reste indispensable : la prise de cotes. Il convient de mesurer la distance entre la face du carrelage et le centre des arrivées d’eau murales, puis d’ajouter une petite marge (environ 5 mm) pour tenir compte des joints, rosaces et légères tolérances de pose. Il est préférable de choisir un modèle légèrement plus long, quitte à le dévisser de quelques tours, plutôt qu’un raccord qui arrive tout juste à ras.
Un tableau récapitulatif aide à y voir plus clair :
| Solution | Gain de profondeur typique | Coût indicatif (paire) | Usage conseillé |
|---|---|---|---|
| Raccord excentrique standard | 10 à 15 mm | Inclus avec le mitigeur ou 5–10 € | Léger décalage, entraxe déjà correct |
| Rallonge pour raccord excentrique | 20 à 40 mm supplémentaires | 8–15 € | Arrivées légèrement en retrait, rénovation courante |
| Raccord excentrique longue portée | Jusqu’à 60 mm | 15–30 € | Forte profondeur, anciens réseaux, murs épais |
| Modification de plomberie (coudes, déplacement) | Adaptable à la demande | 200–400 € et plus | Retrait très important ou configuration complexe |
Pour illustrer, imaginez une salle de bain des années 80 recarrelée récemment. Le nouveau revêtement a gagné 8 mm, la colle 3 mm, et les tuyaux n’ont pas bougé. Le propriétaire pose un mitigeur thermostatique dernier cri. Sur le papier, tout est compatible, mais il manque 20 mm pour que les filetages prennent correctement. Dans ce cas précis, une paire de rallonges bien choisies, posée avec soin, permet de finaliser l’installation sans toucher au mur, tout en conservant une fiabilité satisfaisante.
L’essentiel est de considérer ces solutions comme des outils de précision et non comme des rustines empilées. L’installation doit rester compacte, rigide et parfaitement étanche. C’est la condition pour que le mitigeur fonctionne sans bruit parasite, sans à -coups et sans fuite dans la durée.
Adapter ou déplacer les arrivées d’eau : coudes, reprise de plomberie et limites du bricolage
Lorsque même les rallonges et raccords longue portée ne suffisent plus, la solution passe par une adaptation de la plomberie murale. Cette étape impressionne parfois les particuliers, car elle implique d’intervenir sur les canalisations. Pourtant, bien menée, elle permet de sécuriser l’installation pour longtemps, plutôt que de s’acharner sur un montage déjà à bout de souffle.
La première option consiste à utiliser des coudes à 90° pour avancer les points de raccordement. Cette approche est pertinente lorsque les sorties d’eau affleurent le mur sans dépasser, ou lorsqu’elles sont positionnées quelques centimètres trop en retrait. La méthode suit un chemin précis : couper l’eau au général, démonter les anciens raccords, visser des coudes femelle-femelle sur les arrivées, puis raccorder les nouveaux raccords excentriques sur ces coudes.
Ce dispositif permet de gagner plusieurs centimètres et offre une certaine flexibilité pour aligner les axes. Il demande toutefois de maîtriser l’étanchéité des filetage et de bien anticiper le positionnement final du mitigeur. Une fois le tout en place, il est indispensable de tester sous pression chaque raccord. On ouvre l’eau progressivement, puis on observe minutieusement pendant quelques minutes. La moindre gouttelette au niveau d’un filetage est un signal d’alerte à traiter immédiatement.
Au-delà d’environ 8 cm de retrait, ces solutions d’ajustement atteignent leurs limites. Les canalisations peuvent alors devoir être déplacées plus en avant. Cette intervention implique généralement d’ouvrir le mur ou la cloison, de couper les anciens tuyaux, de créer une nouvelle portion de réseau, puis de reboucher et de refaire l’étanchéité. Le coût varie en fonction de l’accessibilité, de la nature des matériaux et du nombre de points à reprendre, mais se situe souvent entre 200 et 400 euros hors réfection de carrelage.
Pour un couple qui rénove une salle de bain très ancienne, ce type d’intervention peut sembler lourd. Pourtant, dans de nombreux cas, il évite des retouches successives, des fuites répétées ou un mitigeur impossible à remplacer dans quelques années. Une plomberie adaptée aux standards actuels (entraxe 150 mm, sorties bien positionnées et disposant d’une bonne portée) simplifie toutes les interventions futures et augmente la valeur technique de la salle de bain.
Il est important de se fixer une limite claire au bricolage. Quand les solutions additionnées (rallonges, coudes, ajustements extrêmes des raccords) commencent à ressembler à une chaîne complexe, il est temps de passer la main à un professionnel qualifié. Celui-ci analysera la structure du mur, la nature des tuyaux (cuivre, PER, multicouche), la pression du réseau et les contraintes d’étanchéité autour de la douche ou de la baignoire.
Dans cette logique, l’habitat est abordé comme un ensemble cohérent : une robinetterie bien posée, des raccords parfaitement dimensionnés, des tuyaux à la bonne place et une étanchéité fiable. Le raccord excentrique n’est plus simplement la pièce qui manque pour finir le chantier, mais un maillon d’une installation pensée pour durer et résister à l’usage quotidien.
Bonnes pratiques, erreurs fréquentes et repères pour un usage correct du raccord excentrique
Pour exploiter pleinement le potentiel d’un raccord excentrique et éviter les mauvaises surprises, quelques règles simples font la différence entre une installation robuste et un montage fragile. Elles concernent autant le choix des pièces que leur pose et les tests d’étanchéité après travaux.
La première bonne pratique consiste à préparer soigneusement les filetages. Un raccord excentrique doit toujours être monté avec un matériau d’étanchéité adapté : téflon bien enroulé dans le sens du vissage ou filasse avec pâte. Sans cette étape, même un raccord serré peut laisser passer un suintement d’eau qui, à la longue, détériore le mur ou favorise la moisissure derrière la faïence.
Ensuite, le vissage ne doit jamais être excessivement limité. Un raccord à peine engagé, dévissé au-delà du raisonnable pour « gagner quelques millimètres », perd sa solidité mécanique. Une règle simple consiste à conserver au minimum deux tiers de filet engagés. En dessous, le risque de fuite et de casse augmente fortement, surtout si le mitigeur est manipulé régulièrement ou soumis à des variations de pression importantes.
Parmi les erreurs fréquentes, l’une des plus courantes est l’empilement de rallonges. Superposer plusieurs manchons bout à bout multiplie les zones de raccord, donc les risques de fuite. Visuellement, le mitigeur semble tenir, mais l’ensemble devient moins rigide. À la moindre sollicitation, les pièces travaillent, les joints s’écrasent, et l’étanchéité finit par céder. Lorsque le gain de distance nécessaire dépasse ce qu’une rallonge unique peut offrir, il est préférable de passer à des raccords longue portée ou à une reprise de plomberie.
Un autre point de vigilance concerne l’alignement du mitigeur. Avant de le serrer définitivement, il est utile de présenter les rosaces décoratives, de vérifier l’horizontalité et de s’assurer que le corps du robinet ne force pas sur les raccords. Un montage de travers exerce une pression asymétrique sur les filetages et sur les joints internes du mitigeur. Sur le moment, tout semble en place, mais l’usure prématurée est déjà enclenchée.
Pour garder un cap clair lors d’un chantier, une petite liste de contrôle peut guider chaque étape :
- Mesurer précisément la profondeur entre carrelage et sorties d’eau, ainsi que l’entraxe réel.
- Choisir des raccords excentriques adaptés (standard, rallonges, longue portée) en privilégiant le laiton chromé.
- Préparer chaque filetage avec téflon ou filasse, sans excès mais sans oubli.
- Engager suffisamment les filetages, sans chercher à compenser un gros décalage uniquement par le dévissage.
- Aligner le mitigeur et vérifier sa stabilité avant serrage définitif.
- Tester sous pression en ouvrant l’eau progressivement et en contrôlant chaque joint plusieurs minutes.
Pour les bricoleurs autonomes, ces repères évitent la plupart des pièges. Pour les jeunes artisans qui se lancent, ils constituent une base de méthode solide, à compléter avec les prescriptions des fabricants et les règles de l’art en plomberie. Dans tous les cas, la priorité reste la même : une installation qui ne fuit pas, ne bouge pas et traverse les années sans tension cachée.
Ă€ quoi sert exactement un raccord excentrique sur un mitigeur de douche ?
Un raccord excentrique sert à relier les arrivées d’eau chaude et froide dans le mur au mitigeur tout en corrigeant un léger décalage d’axe ou de profondeur. En le faisant pivoter, on ajuste la position des filetages pour respecter l’entraxe du mitigeur (souvent 150 mm) et obtenir un montage aligné et étanche.
Comment savoir si un raccord excentrique est trop court pour mon installation ?
Si, même vissé au maximum, le raccord n’arrive pas suffisamment en avant pour que le mitigeur se visse correctement sans forcer, ou si vous êtes obligé de très peu engager les filetages, le raccord est trop court. Il faut alors mesurer la distance entre le carrelage et le centre des arrivées d’eau, puis choisir une rallonge ou un raccord longue portée adapté.
Peut-on empiler plusieurs rallonges de raccord excentrique ?
Il est fortement déconseillé d’empiler plusieurs rallonges. Chaque élément ajouté crée un point de fuite potentiel et rend l’ensemble moins rigide. Au-delà d’une rallonge de qualité correctement posée, il vaut mieux opter pour des raccords excentriques plus longs ou envisager une adaptation de la plomberie murale.
Quel matériau privilégier pour un raccord excentrique de salle de bain ?
Le laiton chromé est le matériau de référence : il résiste bien à la corrosion, supporte la pression et les variations de température, et offre une finition esthétique. Les pièces en plastique ou de qualité incertaine sont à éviter, surtout lorsqu’elles sont encastrées ou difficilement accessibles en cas de fuite.
Quand faut-il faire appel à un professionnel pour un problème de raccord excentrique ?
Si les arrivées d’eau sont très en retrait dans le mur, si plusieurs tentatives de montage échouent, ou si vous devez toucher aux tuyaux encastrés, il est préférable de faire appel à un plombier qualifié. Il pourra déplacer les sorties, adapter le réseau et garantir une installation durablement étanche, sans risque caché derrière le carrelage.



