Dans un contexte où chaque mètre carré habitable se paie au prix fort, la cave est devenue un véritable maillon stratégique de l’immobilier urbain. Espace de stockage, réserve à vélos, local d’archives ou cave à vin, ce volume souvent oublié se négocie désormais selon des grilles de prix de plus en plus structurées. En 2026, le prix d’une cave au m² se situe en général entre 20 % et 35 % du prix du mètre carré habitable du même immeuble, avec de fortes variations selon la ville, le quartier, l’accessibilité et l’état du local. Les investisseurs disposant d’un budget limité y voient un moyen d’entrer sur le marché, tandis que les propriétaires occupants y trouvent une opportunité d’augmenter la valeur d’usage de leur logement.
Les tendances de fond sont claires : tension sur les logements, recherche de stockage sécurisé, montée en puissance de la livraison à domicile, mais aussi explosion des vélos électriques et trottinettes. Résultat : les caves bien situées, saines, faciles d’accès et correctement équipées (ventilation, électricité, parfois prise dédiée pour recharge) se louent rapidement, avec des taux de vacance très faibles. À l’inverse, une cave humide, mal éclairée, difficile d’accès ou non sécurisée voit sa valeur fondre. Comprendre ce qui fait varier le prix au m² devient donc essentiel pour acheter, louer ou aménager en toute lucidité, surtout si des travaux électriques ou de rénovation sont envisagés.
En bref :
- Prix au m² d’une cave : souvent entre 20 % et 35 % du prix du m² habitable du même immeuble, avec des écarts marqués entre Paris, grandes métropoles et villes moyennes.
- Facteurs clés : localisation, demande locale en stockage, surface, accessibilité, état général, sécurité et niveau d’équipement (électricité, ventilation, rangements).
- Tendances 2026 : hausse de la demande en centre-ville, valorisation des caves sécurisées et électrifiées, intérêt croissant des petits investisseurs pour ce segment.
- Rendement locatif : souvent supérieur à de l’habitation à surface égale, à condition de maîtriser les frais annexes (travaux, assurance, taxe foncière, copropriété).
- Sécurité et électricité : une installation conforme (disjoncteur dédié, protection différentielle, prise de terre) et un éclairage sobre en LED renforcent à la fois l’attractivité et la valeur de la cave.
Prix cave au m² en 2026 : fourchettes, villes et dynamiques de marché
Le marché des caves suit de près les mouvements de l’immobilier classique, tout en ayant sa logique propre. Dans les grandes métropoles, une cave bien placée est devenue un actif à part entière. Le prix au m² peut atteindre plusieurs milliers d’euros, notamment dans les secteurs où les logements sont petits et les loyers élevés. À l’inverse, dans les zones rurales ou périphériques avec des maisons disposant déjà de garages et dépendances, la cave a moins de valeur marchande et se négocie à des niveaux bien inférieurs.
On observe en 2026 une corrélation assez stable : le m² de cave vaut en moyenne entre 20 % et 35 % du m² habitable, avec un plafond plus proche des 35 % dans les quartiers très tendus et une valeur plus basse dans les zones où l’offre de stockage est abondante. Cette règle aide à poser un premier cadre avant de détailler les particularités de chaque ville ou quartier.
Pour illustrer ces écarts, prenons quelques grandes métropoles françaises, en s’appuyant sur les fourchettes constatées pour les caves en centre-ville ou dans des quartiers recherchés. Les valeurs restent indicatives, mais donnent un ordre de grandeur utile pour préparer un projet d’achat ou de revente.
| Secteur urbain | Prix moyen bas cave (€/m²) | Prix moyen haut cave (€/m²) | Profil de marché |
|---|---|---|---|
| Paris intra-muros | 2 000 € / m² | 3 800 € / m² | Demande très forte, rareté des caves, rendement locatif élevé |
| Bordeaux | 2 400 € / m² | 3 000 € / m² | Centre attractif, forte valorisation des caves saines |
| Lyon | 1 100 € / m² | 2 000 € / m² | Marché tendu, intérêt croissant pour le stockage sécurisé |
| Marseille | 1 000 € / m² | 1 900 € / m² | Écarts marqués entre quartiers, importance de l’état du sous-sol |
| Lille | 700 € / m² | 1 150 € / m² | Ville étudiante, forte demande pour les caves proches du centre |
Ces fourchettes ne sont pas des tarifs figés. Elles doivent être recoupées avec les annonces locales et les retours d’agences. Un investisseur prudent commence par comparer plusieurs caves à la vente dans un même périmètre, puis affine en fonction de l’état et des caractéristiques de celle qui l’intéresse. Le rapport entre la valeur de la cave et le prix du logement principal de l’immeuble reste un bon repère pour éviter de surpayer.
Un autre élément pèse lourd en 2026 : la montée des usages « hybrides ». Certaines caves sont recherchées pour stocker des vélos électriques, du matériel de bricolage ou même des équipements professionnels. Dès que l’on touche à des usages nécessitant de l’électricité fiable (recharge, éclairage fréquent), la question de l’installation électrique, des disjoncteurs et de la sécurité devient centrale. Une cave déjà dotée d’une prise conforme et d’un éclairage LED se vend plus cher qu’un simple local nu, à condition que l’installation respecte la sécurité et les règles de l’art.
En arrière-plan, les politiques urbaines jouent aussi un rôle. La limitation du stationnement en surface, la réduction des box fermés dans certains quartiers et la croissance du télétravail renforcent la valeur d’un espace de rangement supplémentaire. Une cave bien choisie devient alors un véritable « coffre-fort de mètres carrés », capable de soutenir la valeur globale du patrimoine immobilier.

Facteurs qui font varier le prix au m² d’une cave : localisation, état, accessibilité et équipements
Au-delà du simple nom de la ville, une grille de critères précis explique les écarts parfois spectaculaires entre deux caves situées dans le même immeuble. Chaque critère agit comme un « interrupteur » qui peut faire grimper ou baisser le prix au m². Comprendre ces paramètres, c’est se donner les moyens d’acheter au juste prix et de savoir où investir en travaux pour augmenter la valeur du bien.
Premier point déterminant : l’emplacement. Même à quelques rues de distance, la demande en stockage peut changer du tout au tout. Dans un quartier dense, avec beaucoup de petits appartements, les caves se louent rapidement. À l’inverse, dans un secteur composé essentiellement de grands logements avec placards et greniers, les caves attirent moins. Un acheteur attentif examine le voisinage, la typologie de l’immeuble et le profil des habitants pour anticiper la demande future.
Superficie, configuration et état général : le trio de base
La surface influe logiquement sur le prix total, mais pas uniquement. Une petite cave très bien agencée, avec murs propres, sol sain, hauteur sous plafond confortable et rayonnages fonctionnels peut être plus recherchée qu’un grand volume humide et difficile d’accès. Ce qui compte pour un futur locataire, c’est la capacité réelle à stocker sans galère, à circuler et à retrouver ses affaires facilement.
L’état général pèse également très lourd dans la balance. Les points à surveiller ressemblent à un contrôle de sécurité avant décollage :
- présence ou non de traces d’humidité, de moisissures ou de salpêtre sur les murs et le sol ;
- odeurs stagnantes, signes d’inondation ancienne ou de remontées capillaires ;
- ventilation (soupirail, grille, système mécanique) assurant un minimum de renouvellement d’air ;
- structure saine : pas de fissures inquiétantes ni de plafond dégradé.
Une cave sèche et ventilée se positionne tout de suite dans le haut de la fourchette des prix, souvent 10 à 20 % plus chère qu’une cave équivalente mais humide. Pour un investisseur, cela justifie parfois des travaux de drainage, d’étanchéité ou de ventilation pour sécuriser l’espace et valoriser le bien.
Accessibilité, sécurité et confort d’usage : les détails qui font grimper le prix
L’accessibilité est un autre levier majeur. Un locataire ne regarde pas uniquement les m² : il se demande s’il pourra descendre un vélo, un congélateur ou des cartons de déménagement sans se blesser. On examine donc :
- la largeur de la cage d’escalier et des couloirs menant aux caves ;
- la présence d’un ascenseur utile (et non seulement pour les étages supérieurs) ;
- le nombre de marches, les éventuels ressauts ou passages étroits ;
- la possibilité d’approcher une voiture à proximité de l’entrée.
Une cave facilement accessible, au niveau -1 d’un immeuble avec ascenseur, se vend plus cher qu’une cave au 3e sous-sol au bout d’un couloir étroit. La différence peut représenter plusieurs centaines d’euros au m² dans les marchés tendus.
Côté sécurité, les acheteurs et locataires sont de plus en plus vigilants. L’objectif est clair : pouvoir laisser du matériel sans craindre l’effraction. On regarde la qualité de la porte, de la serrure, la présence d’un verrou robuste, mais aussi l’éclairage des parties communes, le contrôle d’accès de l’immeuble et, parfois, la vidéosurveillance. Une porte de cave renforcée, bien posée, combinée à des accès communs sécurisés, permet souvent de justifier un loyer plus élevé, donc une meilleure rentabilité.
Équipements disponibles : électricité, eau, rangements et potentiel de valorisation
Les équipements différencient vraiment une cave standard d’une cave « premium ». Trois points retiennent particulièrement l’attention :
- l’électricité : présence d’un éclairage, d’une prise, voire d’un circuit dédié avec disjoncteur et protection différentielle ;
- l’eau courante : rare mais très appréciée pour un usage de buanderie ou de local technique ;
- les étagères et rayonnages : aménagements fixes, stables, adaptés au stockage de cartons, archives ou bouteilles.
Une cave équipée en électricité conforme apporte un vrai confort. Un simple éclairage LED, commandé par un interrupteur à l’intérieur de la cave plutôt qu’un timer au bout du couloir, change radicalement l’usage. Dans certains cas, une prise sécurisée permet même la recharge d’un vélo électrique, à condition de respecter la puissance disponible, la mise à la terre et les dispositifs de protection.
Les acheteurs intègrent désormais ces éléments dans leur calcul. Une cave brute, sans électricité, se négociera moins cher. En revanche, une cave déjà aménagée et sécurisée justifie un prix au m² plus élevé, car elle réduira les travaux à prévoir pour une mise en location immédiate.
En combinant soigneusement ces critères, un propriétaire peut bâtir une stratégie claire : améliorer l’accessibilité, sécuriser l’accès, fiabiliser l’installation électrique, puis mettre en avant ces points forts dans l’estimation et les annonces.
Comment estimer le prix au m² d’une cave en 2026 : méthode, exemples et erreurs à éviter
Estimer correctement le prix d’une cave au m², c’est un peu comme réaliser un bon diagnostic avant de lancer un chantier électrique : on identifie d’abord le contexte, on mesure, puis on ajuste en fonction des particularités. Une estimation sérieuse suit toujours une série d’étapes structurées, qui évitent aussi bien la sous-valorisation que le surcoût injustifié.
La première étape consiste à prendre le pouls du marché local. Pour cela, les annonces en ligne, les vitres d’agences et les retours des notaires constituent de précieux indicateurs. On recense les caves en vente dans un rayon restreint, en relevant pour chacune la surface, l’état, l’étage de sous-sol, le type d’immeuble et le prix affiché. Cette « cartographie » donne une fourchette brute qu’il faudra ensuite affiner.
Une bonne pratique consiste aussi à comparer le prix des caves avec celui des appartements vendus dans le même secteur. Si les logements se négocient, par exemple, 10 000 €/m² habitable dans un quartier parisien, viser une cave entre 2 000 et 3 500 €/m² paraît cohérent, puis on ajuste selon les critères vus précédemment.
Analyse de l’emplacement et des caractéristiques : une estimation pas à pas
Une fois la fourchette générale identifiée, l’étape suivante consiste à évaluer précisément la cave ciblée. Un investisseur sérieux se pose plusieurs questions :
- Le quartier est-il recherché pour ses caves (petits logements, peu de garages, profil urbain dense) ?
- La cave se trouve-t-elle au 1er sous-sol ou plus bas, avec un accès commode ?
- Le local est-il sain, sec, ventilé, sans traces d’infiltration ?
- Les équipements (électricité, éclairage, étagères) sont-ils présents et sécurisés ?
On peut alors appliquer un système de « bonus / malus » mental : +10 % pour une cave au 1er sous-sol facile d’accès, +10 % pour une cave très sèche et bien aménagée, -10 % pour une cave humide, -10 % pour un accès compliqué. Ce type d’ajustement progressif permet d’atterrir sur un prix cohérent avec la réalité du bien, et pas seulement avec la moyenne du quartier.
RĂ´le des professionnels : quand faire valider son estimation
Dans les zones tendues ou pour des surfaces importantes, il reste judicieux de faire valider cette estimation par un professionnel de l’immobilier. Un agent local ou un notaire habitué à ce type de transaction connaît le niveau de demande pour les caves dans l’immeuble ou la rue concernée. Son retour peut confirmer une estimation ou repérer un détail passé inaperçu (problème d’inondation récurrent, projet urbain futur, etc.).
Cette validation est particulièrement utile lorsqu’un crédit immobilier est envisagé. La banque s’appuiera sur la valeur du bien pour calibrer le financement. Une estimation exagérée peut faire échouer le montage, tandis qu’une estimation réaliste, appuyée sur des comparaisons et éventuellement un avis de valeur, rassure l’établissement prêteur.
Frais annexes à intégrer dans le budget global
Estimer uniquement le prix d’achat au m² serait incomplet sans intégrer les frais annexes, qui impactent directement la rentabilité de l’opération. Parmi les principaux postes, on retrouve :
- les frais de notaire, calculés sur le prix d’achat, même pour une cave isolée ;
- la taxe foncière, qui s’applique à ce lot comme à tout autre bien immobilier ;
- les charges de copropriété : entretien des parties communes, éclairage, assurance de l’immeuble ;
- le coût de l’assurance propre à la cave, si elle est assurée séparément ;
- les travaux de remise en état (électricité, ventilation, sol, porte, étagères).
Un calcul rapide montre que ces frais peuvent, dans certains cas, représenter l’équivalent d’une à deux années de loyers potentiels. Les intégrer dès le départ permet d’éviter les mauvaises surprises et de vérifier que la rentabilité cible reste atteignable.
En suivant cette méthode structurée, un acheteur obtient une estimation solide, utile pour négocier, mais aussi pour bâtir un plan de financement et un scénario de mise en location réaliste.
Prix cave au m² et travaux électriques : mise aux normes, éclairage et sécurité pour valoriser le bien
Une cave qui se revend bien en 2026 est une cave qui inspire confiance. Cette confiance passe autant par l’état des murs que par la sécurité électrique et le confort d’usage. Dès que l’on parle d’éclairage, de prise ou d’aménagement type cave à vin, l’électricité devient un sujet central. Un propriétaire gagne à raisonner comme pour un tableau électrique : on vérifie, on sécurise, puis on modernise.
Premier principe : la cave fait partie intégrante de l’installation électrique du logement ou de l’immeuble. Les circuits qui alimentent l’éclairage des parties communes, les prises ou la lumière de la cave doivent être protégés par des disjoncteurs calibrés et des dispositifs différentiels adaptés. Même si la norme NF C 15-100 vise en priorité les installations d’habitation, ses principes de base restent la boussole : protection des personnes, mise à la terre, section adaptée des conducteurs, repérage clair des circuits.
Éclairage et prises : confort d’usage sans surcharger le circuit
La plupart des caves disposent au minimum d’un point lumineux. Pourtant, beaucoup se contentent encore d’une vieille ampoule à incandescence, alimentée depuis un va-et-vient ou une minuterie au fond du couloir. Moderniser cet éclairage avec un luminaire LED, bien positionné et protégé, offre plusieurs bénéfices :
- consommation réduite, donc charges de copropriété contenues ;
- moindre dégagement de chaleur, important dans les petits volumes ;
- durée de vie accrue, limitant les interventions de remplacement.
Pour les caves louées ou fréquemment utilisées, ajouter un détecteur de présence ou un timer bien réglé renforce encore la praticité. Avant toute modification, il reste indispensable de vérifier le tableau électrique qui alimente la cave : protection différentielle 30 mA, disjoncteur de calibre adapté, câblage en bon état, liaisons équipotentielles si nécessaires.
La présence d’une prise de courant dans la cave doit, elle aussi, être pensée comme un circuit à part entière. Pour recharger un vélo électrique, brancher un petit congélateur d’appoint ou quelques outils, le circuit devra être correctement dimensionné et protégé. Il est fortement recommandé de faire passer un électricien qualifié pour :
- créer un circuit dédié avec son disjoncteur au tableau ;
- vérifier la mise à la terre de la prise ;
- installer un dispositif différentiel adapté, si nécessaire.
Normes, sécurité incendie et usage de la cave
Une cave est avant tout un local de stockage. En conséquence, tout ce qui peut générer une surchauffe ou un départ de feu doit être examiné avec sérieux. Il est fortement déconseillé d’y installer des appareils gourmands en énergie ou destinés à fonctionner en continu sans étude préalable : radiateurs, gros congélateurs multiples, bricolages électriques en série. Une cave utilisée comme extension sauvage du logement, avec multiprises en cascade, met en danger l’immeuble entier.
Une installation sobre, bien dimensionnée, avec des câbles posés dans les règles de l’art, des boîtes de dérivation étanches et des appareillages de qualité, augmente la valeur du bien. Lors de visites, les acheteurs et locataires repèrent rapidement une cave bien éclairée, au câblage propre, avec des protections apparentes et un appareillage récent. Cet aspect « cockpit sécurisé » rassure et peut justifier un prix au m² supérieur.
Cave à vin et exigences spécifiques : hygrométrie, climatisation et coûts
Pour les caves transformées en cave à vin, les exigences montent d’un cran. Les propriétaires qui visent cet usage doivent prévoir un budget travaux conséquent. Pour un espace de 50 m², l’aménagement complet (isolation, régulation de la température et de l’humidité, rayonnages, éclairage spécifique) peut représenter entre 80 000 € et 150 000 €, hors acquisition du local.
L’isolation thermique et hygrométrique se facture en moyenne entre 30 € et 90 €/m², pose comprise. À cela s’ajoutent les systèmes de climatisation et de contrôle de l’humidité, dont le coût varie selon la surface et le niveau de sophistication :
- climatiseur monobloc pour petites surfaces : à partir d’environ 2 000 € pour l’équipement, plus la pose ;
- systèmes split ou multi-zones, avec contrôle précis de l’hygrométrie : plusieurs milliers d’euros, installation incluse ;
- systèmes de monitoring connectés pour surveiller température et humidité à distance.
Pour sécuriser ce type de cave, le volet électricité et sécurité devient crucial : ligne dédiée, protection renforcée, éventuelle vidéosurveillance, contrôle d’accès. Il n’est pas rare que la partie sécurité (alarme, caméras, contrôle d’accès) représente entre 1 000 € et 5 000 €, selon le niveau de protection visé. Une fois ces investissements réalisés, la valeur au m² de la cave grimpe nettement, mais le projet doit être réfléchi comme un véritable business, avec plan de rentabilité et stratégie de valorisation.
En résumé, chaque prise, chaque luminaire, chaque équipement ajouté dans une cave a un impact sur sa valeur. Plus l’installation est propre, sûre et conforme, plus le bien se positionne dans le haut de la fourchette de prix au m², surtout aux yeux d’un acheteur soucieux de sécurité.
Rentabilité et fiscalité : comment le prix au m² d’une cave se traduit en rendement en 2026
Une fois le prix au m² posé, la vraie question devient : « Que peut rapporter cette cave ? ». C’est ici que la rentabilité entre en scène. Les caves attirent les investisseurs car elles demandent souvent un ticket d’entrée plus faible qu’un logement, tout en offrant un rendement parfois supérieur, à condition de maîtriser les chiffres et le cadre fiscal.
Le loyer d’une cave dépend des mêmes critères que son prix de vente : emplacement, surface, accessibilité, sécurité et équipements. Dans les quartiers parisiens très tendus, une cave bien située peut se louer plusieurs dizaines, voire plus d’une centaine d’euros par mois, pour quelques mètres carrés seulement. Dans les villes moyennes, les loyers restent plus modestes, mais la demande peut être régulière, notamment près des centres historiques ou des gares.
Fixation du loyer : repères et méthode
Pour fixer un loyer cohérent, un propriétaire procède comme pour l’estimation du prix d’achat : il commence par sonder les annonces de location de caves et de parkings dans le quartier. L’objectif est de repérer la fourchette de loyers pratiqués pour des volumes comparables, puis d’ajuster en fonction de l’état, de la sécurité et des équipements.
Un exemple concret : une cave de 4 m², saine, au 1er sous-sol, dans un quartier parisien très demandé, avec porte renforcée et éclairage fonctionnel, peut se louer significativement plus cher qu’une cave similaire mais humide et au 3e sous-sol. À surface identique, la différence de loyer reflète directement les efforts d’aménagement et de sécurisation, notamment sur le plan électrique et structurel.
Lors de la mise en location, il est fortement conseillé de rédiger un contrat écrit, même si la législation sur les caves est plus souple que pour l’habitation. Ce contrat doit décrire précisément le local (superficie, équipements), définir l’usage autorisé (stockage uniquement, pas d’habitation), préciser le montant du loyer, la durée de la location, les modalités de révision et les règles de résiliation. Imposer au locataire de souscrire une assurance multirisque est également une bonne pratique.
Fiscalité des loyers de cave : micro-foncier ou réel
Les loyers perçus pour la location d’une cave entrent dans la catégorie des revenus fonciers. Deux grands régimes fiscaux sont possibles :
- le micro-foncier, si le total des loyers fonciers annuels (tous biens confondus) reste inférieur à 15 000 € : l’administration applique un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers déclarés, sans déduction détaillée des charges ;
- le régime réel, choisi volontairement ou appliqué d’office au-delà de 15 000 € de loyers, qui permet de déduire l’ensemble des charges (intérêts d’emprunt, travaux, assurances, taxe foncière, frais de gestion) mais sans abattement forfaitaire.
Pour un propriétaire n’ayant qu’une ou deux caves en location, le micro-foncier est souvent plus simple et suffisant. Cependant, si des travaux importants ont été réalisés (étanchéité, rénovation électrique, sécurisation), le régime réel peut devenir plus intéressant car il autorise la déduction de ces coûts, venant réduire le revenu imposable.
Impact des charges et travaux sur la rentabilité globale
Pour juger de la pertinence d’un investissement dans une cave, il faut dépasser le simple ratio loyer/prix d’achat. Il convient d’intégrer l’ensemble des dépenses :
- frais d’acquisition (notaire, éventuels frais d’agence) ;
- charges de copropriété (parties communes, éclairage, entretien) ;
- taxe foncière annuelle ;
- assurance spécifique de la cave, si souscrite ;
- entretien courant et petits travaux (changer un luminaire, renforcer une serrure) ;
- investissements ponctuels (mise aux normes électrique, ajout de ventilation, rayonnages).
En 2026, beaucoup d’investisseurs constatent que, malgré ces coûts, la rentabilité nette d’une cave bien placée demeure attractive, surtout si la demande locative est forte et le taux de vacance faible. Des loyers réguliers, une gestion relativement simple (pas de diagnostics complexes comme pour l’habitation) et un risque de dégradation souvent limité aux portes et serrures peuvent faire de la cave un « petit pilote automatique » dans un patrimoine immobilier.
La clé reste de ne pas négliger les aspects sécurité et électricité. Une cave qui présente des risques (câbles apparents, absence de mise à la terre, humidité non traitée) peut engager la responsabilité du propriétaire, voire de la copropriété. Investir dans une mise à niveau professionnelle sécurise à la fois les occupants, le bien et la rentabilité à long terme.
Quel est le prix moyen au m² d’une cave en 2026 ?
En 2026, le prix moyen au m² d’une cave se situe généralement entre 20 % et 35 % du prix du m² habitable du même immeuble. Dans les grandes métropoles, cela peut représenter de 700 à plus de 3 800 €/m² selon la ville, le quartier, l’état de la cave, son accessibilité et ses équipements (électricité, sécurité, ventilation). Les secteurs très denses, avec une forte demande de stockage, se situent plutôt dans le haut de la fourchette.
Quels sont les principaux critères qui influencent le prix d’une cave ?
Les principaux critères sont la localisation (ville, quartier, tension du marché), la surface, l’accessibilité (étage de sous-sol, largeur des accès, présence d’ascenseur), l’état général (humidité, ventilation, propreté), la sécurité (porte, serrure, contrôle d’accès) et les équipements (éclairage, prise électrique conforme, rayonnages, éventuelle arrivée d’eau). Plus ces critères sont favorables, plus le prix au m² peut être élevé.
Comment améliorer la valeur d’une cave avant de la vendre ou de la louer ?
Pour valoriser une cave, il est utile de traiter l’humidité éventuelle, de nettoyer et repeindre si nécessaire, d’améliorer la ventilation, de renforcer la porte et la serrure, puis de moderniser l’éclairage avec un luminaire LED. L’ajout d’une prise électrique sécurisée et de rayonnages robustes augmente aussi l’attrait. Toutes les modifications électriques doivent être réalisées par un professionnel pour garantir la sécurité et inspirer confiance aux futurs acheteurs ou locataires.
L’installation électrique d’une cave doit-elle respecter la norme NF C 15-100 ?
La norme NF C 15-100 encadre les installations électriques des bâtiments d’habitation et sert de référence pour tout circuit alimentant une cave. Même si la cave n’est pas un logement, les principes de base doivent être respectés : protection des personnes par dispositifs différentiels 30 mA, disjoncteurs correctement calibrés, conducteurs adaptés, mise à la terre, appareillages de qualité. Faire intervenir un électricien qualifié est fortement recommandé pour tout ajout ou modification de circuit.
Les loyers d’une cave sont-ils imposables et sous quel régime ?
Oui, les loyers d’une cave sont imposables en tant que revenus fonciers. Si le total des loyers fonciers annuels (tous biens confondus) est inférieur à 15 000 €, le propriétaire peut bénéficier du régime micro-foncier, avec un abattement forfaitaire de 30 %. Au-delà , ou sur option, le régime réel s’applique et permet de déduire les charges réelles (intérêts d’emprunt, travaux, assurances, taxe foncière, etc.). Le choix du régime dépend donc du niveau de loyers et du montant des charges supportées.



