Les cloisons en plaques de plâtre sont devenues le standard dans la majorité des logements récents et des rénovations. Légères, rapides à poser et faciles à modifier, elles se prêtent particulièrement bien à l’ajout de nouvelles prises de courant. Pourtant, encastrer des prises dans du placo ne se résume pas à percer un trou et tirer deux fils. Entre respect de la norme NF C15-100, choix des bonnes boîtes d’encastrement et passage des câbles sans abîmer la cloison, chaque étape demande méthode et rigueur. Un travail bien préparé permet de gagner en confort d’usage, tout en évitant les défauts esthétiques et les risques de surchauffe ou de court-circuit.
Dans de nombreux foyers, les occupants constatent rapidement que le nombre de prises installées à l’origine ne suffit pas. Téléviseur, box internet, chargeurs, éclairage décoratif, petites alimentations pour domotique… les besoins ont explosé en quelques années. Plutôt que de multiplier les multiprises au sol, la solution la plus sûre reste l’ajout de prises encastrées dans les cloisons en placo. Encore faut-il identifier les bons emplacements, comprendre comment circulent les câbles derrière les plaques de plâtre et s’assurer que le circuit utilisé est correctement protégé au tableau électrique. L’objectif n’est pas seulement d’alimenter un appareil de plus, mais de conserver une installation fiable, conforme et évolutive.
| Peu de temps ? Voici l’essentiel : |
|---|
| Utiliser des boîtes d’encastrement pour cloisons sèches avec pattes de serrage adaptées au placo. |
| Respecter la norme NF C15-100 : nombre de prises par circuit, hauteur, section des conducteurs et protections au tableau. |
| Couper systématiquement le courant au disjoncteur avant toute intervention et vérifier l’absence de tension. |
| En cas de doute sur le câblage ou le tableau, faire vérifier l’installation par un électricien qualifié plutôt que d’improviser. |
Comprendre les spécificités du placo pour encastrer une prise électrique en sécurité
Avant de sortir la scie-cloche, il est essentiel de comprendre ce qui différencie une cloison en placo d’un mur en brique ou en béton. Une plaque de plâtre est un support relativement fragile, creux, fixé sur une ossature en métal ou en bois. Cette structure accueille souvent à la fois les réseaux électriques, les gaines de plomberie, voire des gaines de ventilation. En encastrant une prise, l’objectif est d’exploiter cet espace sans affaiblir la cloison ni endommager les réseaux existants.
Dans le cas le plus courant, la cloison est constituée de rails métalliques (montants) espacés d’environ 60 cm, sur lesquels sont vissées les plaques de plâtre. Entre ces montants, on retrouve parfois un isolant en laine minérale. Les gaines électriques cheminent généralement dans ces vides, en traversant les montants à des emplacements précis. Lorsque l’on crée une nouvelle ouverture pour une prise, il faut éviter de tomber directement sur un montant ou sur une boîte déjà en place. D’où l’importance de repérer d’abord l’environnement de la cloison.
Les boîtes d’encastrement destinées aux parois creuses sont pensées pour ce type de support. Contrairement aux boîtes pour maçonnerie, elles possèdent des pattes de fixation qui se resserrent derrière la plaque. Le serrage doit être ferme sans excès, afin de ne pas écraser le plâtre ni fissurer le bord de la découpe. Un placo trop abîmé autour de la boîte crée un point faible : la prise risque de bouger quand on branchera ou débranchera une fiche, et l’ensemble vieillira mal.
Sur le plan réglementaire, la norme NF C15-100 ne fait pas de distinction majeure entre placo et maçonnerie pour le nombre de prises par circuit ou la section des conducteurs. En revanche, elle impose des règles claires sur la hauteur minimale des prises, la présence d’une prise commandée éventuelle, la protection par différentiel 30 mA et disjoncteurs adaptés (16 ou 20 A pour les circuits de prises, câblés au minimum en 1,5 ou 2,5 mm² selon la configuration). Comprendre ces exigences permet de concevoir une installation cohérente dès le départ, et pas seulement de “rajouter une prise là où il reste de la place”.
Un exemple classique peut illustrer ces enjeux : dans un salon, un couple souhaite ajouter deux prises de chaque côté d’un meuble TV. Le mur est en placo, l’ancienne prise est isolée au centre. Plutôt que de créer deux circuits supplémentaires, la solution consiste souvent à prolonger le circuit existant en repiquant correctement, tout en respectant le nombre maximal de socles autorisé par disjoncteur. Mal positionner les nouvelles boîtes, tomber sur un montant ou tirer les câbles sans gaine adaptée peut tourner au casse-tête, voire générer des défauts invisibles à court terme mais pénalisants lors d’une future rénovation.
Cette compréhension globale du support et des contraintes normatives sert de base à toutes les étapes suivantes : repérage, perçage, fixation des boîtes, passage des gaines et raccordement des prises. Un travail réfléchi en amont évite les surprises au moment de passer les câbles ou de refermer la cloison. Poser les choses clairement dès le départ, c’est la garantie d’une prise encastrée dans du placo à la fois solide, pratique et conforme.

Choisir l’emplacement et le matériel pour encastrer une prise dans une cloison en placo
Une fois les particularités du placo bien en tête, l’étape suivante consiste à choisir où et avec quoi encastrer la nouvelle prise. L’exemple de Sophie et Karim est parlant : en rénovant leur chambre, ils se rendent compte que les seules prises disponibles sont derrière l’armoire. Ils souhaitent deux prises de chaque côté du lit, à une hauteur confortable pour brancher lampe, chargeur de téléphone et réveil. Bien positionner ces prises leur évitera les rallonges qui traversent la pièce et les multiprises au pied du lit.
Sur le plan pratique, la norme recommande une hauteur minimale de 5 cm au-dessus du sol fini pour les prises de courant classiques, mais il est fréquent de les installer entre 15 et 25 cm pour plus de confort. Dans une chambre, placer les prises à environ 20-25 cm du sol est un bon compromis. Pour la cuisine, les prises au-dessus du plan de travail doivent être situées à plus de 8 cm du plan pour éviter les éclaboussures et permettre un usage ergonomique. Cette réflexion sur la hauteur s’accompagne d’une réflexion sur l’usage : prises libres, prises dédiées à un appareil précis, ou prises commandées par un interrupteur.
Le choix du matériel est tout aussi déterminant. Pour une cloison en plaques de plâtre, il faut impérativement des boîtes d’encastrement pour parois creuses. On peut distinguer plusieurs points :
- La profondeur de la boîte (standard 40 mm, ou 50-60 mm pour laisser plus de place aux connexions).
- Le nombre de postes (simple, double, triple) pour anticiper d’éventuels ajouts de prises, USB ou commandes domotiques.
- La présence de multiples entrées de gaines, avec passe-câbles étanches, utile pour éviter les flux d’air dans les cloisons extérieures.
Le socle de prise lui-même doit être compatible avec le courant du circuit (souvent 16 A pour les prises domestiques standard) et certifié NF. Beaucoup de gammes actuelles proposent des prises avec obturateurs de sécurité, très utiles si des enfants vivent dans le logement. Pour un projet d’habitat connecté, on peut déjà envisager d’alterner prises classiques et prises commandées par module encastré, voire des prises “smart” pilotables depuis un smartphone.
Pour clarifier le choix du matériel de base, le tableau ci-dessous donne un exemple de configuration courante pour l’ajout de prises dans du placo :
| Élément | Recommandation | Remarque sécurité / norme |
|---|---|---|
| Boîte d’encastrement | Paroi creuse, 1 ou 2 postes, profondeur 40 à 50 mm | Pattes de serrage adaptées au placo, fixation sans fissurer la plaque |
| Gaine électrique | ICTA 16 ou 20 mm | Protège les conducteurs dans la cloison, facilite les évolutions |
| Conducteurs | 2,5 mm² (phase, neutre, terre) | Section compatible avec disjoncteur 20 A pour les prises |
| Protection au tableau | Disjoncteur 16 ou 20 A + différentiel 30 mA | Conforme NF C15-100 pour les circuits de prises |
| Hauteur des prises | 15 à 25 cm du sol (hors cas particuliers) | Comfort d’usage, minimum 5 cm réglementaire |
Ce choix réfléchi du matériel permet d’éviter l’effet “bricolage” où l’on mélange boîtes inadaptées, câbles sous-dimensionnés et appareillage d’entrée de gamme peu fiable. Dans la durée, une prise encastrée correctement dimensionnée résistera mieux aux usages intensifs, notamment dans des pièces comme la cuisine ou le salon. Cette étape de préparation conditionne la qualité du résultat final et facilite le passage à l’étape suivante : la découpe du placo et la pose des boîtes.
Étapes détaillées pour encastrer une prise dans du placo en respectant la norme NF C15-100
Passer à l’action suppose une méthode précise, surtout lorsqu’on travaille dans une maison habitée. Une intervention propre, sûre et durable suit toujours la même logique : couper l’alimentation, repérer le circuit, préparer la découpe, poser la boîte, puis raccorder la prise. L’exemple de Julien, qui souhaite ajouter une prise près de son bureau dans un séjour déjà peint, illustre bien l’importance d’avancer pas à pas pour limiter les reprises de finition.
La première étape, incontournable, consiste à couper le courant au disjoncteur alimentant le circuit concerné, voire au disjoncteur général. Un testeur de tension ou un multimètre permet ensuite de vérifier l’absence de tension sur les fils de la prise existante, si l’on se repique dessus. Ne jamais se contenter de “penser” que le circuit est coupé : la vérification par mesure fait partie des gestes de base.
La suite se déroule en plusieurs phases :
- Repérage et traçage : mesurer la hauteur voulue, aligner les nouvelles prises sur les anciennes lorsque c’est possible, utiliser un niveau à bulle. Un détecteur de montants aide à éviter rails métalliques et gaines existantes.
- Découpe du placo : percer à la scie-cloche de diamètre adapté ou découper soigneusement avec une scie à guichet, en suivant les repères. La découpe doit être nette pour que la collerette de la boîte repose correctement.
- Passage de la gaine : introduire une gaine ICTA depuis la nouvelle ouverture jusqu’au point de raccordement (boîte de dérivation, autre prise, ou cheminement existant), éventuellement à l’aide d’un tire-fil.
- Mise en place de la boîte : faire entrer les conducteurs dans la boîte, la positionner dans l’ouverture, puis serrer les pattes de fixation jusqu’à ce que l’ensemble soit stable.
- Raccordement de la prise : dénuder les extrémités des fils, puis connecter phase, neutre et terre sur les bornes correspondantes en respectant les codes couleurs.
La norme NF C15-100 impose l’utilisation de conducteurs vert/jaune pour la terre, bleu pour le neutre et une autre couleur (souvent rouge ou marron) pour la phase. Respecter ces codes simplifie toute intervention ultérieure et réduit les risques d’erreur. Les connexions doivent être fermement serrées, mais sans écraser le cuivre ; des fils mal serrés peuvent chauffer et provoquer, à terme, un début de carbonisation ou un fonctionnement aléatoire de la prise.
Après raccordement, le mécanisme de la prise est vissé sur la boîte, le support est remis en place puis la plaque de finition est clipsée. Avant de ranger les outils, il est indispensable de réenclencher le disjoncteur et tester la prise avec un appareil simple (lampe, testeur de prises, chargeur de téléphone). Toute anomalie (prise qui ne fonctionne pas, disjoncteur qui déclenche, étincelles) impose de couper à nouveau l’alimentation et de reprendre les vérifications point par point.
Cette démarche structurée, bien qu’elle puisse sembler longue au premier abord, permet d’éviter les erreurs classiques : inversion de conducteurs, serrage insuffisant, boîte mal positionnée ou câbles pincés dans le placo. Une prise correctement encastrée dans une cloison en plaques de plâtre n’est pas seulement discrète et esthétique, elle s’intègre dans un système électrique cohérent, protégé au tableau et facilement évolutif.
Erreurs fréquentes à éviter lors de l’encastrement de prises dans du placo
Encastrer une prise dans du placo peut paraître simple, ce qui pousse certains bricoleurs à négliger des points essentiels. Les erreurs récurrentes concernent autant le respect des règles électriques que la qualité de la pose dans la cloison. Les corriger dès la conception évite des dépannages coûteux quelques années plus tard.
Une première erreur fréquente consiste à se repiquer n’importe où sur un circuit existant sans vérifier s’il est déjà chargé au maximum autorisé par la NF C15-100. Un circuit prises en 2,5 mm² protégé par un disjoncteur 20 A ne doit pas desservir un nombre illimité de socles. Dépasser ces limites peut conduire à un déséquilibre de l’installation, voire à une surcharge si plusieurs appareils puissants sont branchés en même temps. Avant d’ajouter des prises, il est donc prudent de faire un inventaire des circuits existants et, au besoin, de créer un nouveau circuit depuis le tableau.
Autre faute classique : utiliser des boîtes inadaptées au support. Une boîte pour maçonnerie scellée dans du placo, ou une boîte de paroi creuse mal serrée, conduit souvent à des prises qui “flottent” ou se déchaussent lorsqu’on enlève une fiche un peu ferme. Dans les pires cas, les fils se débranchent partiellement derrière la prise et créent des faux contacts. Sur une installation récente, ce type de défaut est particulièrement frustrant, car il oblige à redécouper le placo pour corriger le problème.
Certains oublient également l’importance du cheminement des gaines. Passer des câbles en vrac dans la cloison, sans gaine, est une pratique à proscrire. La gaine protège le conducteur des frottements, facilite un éventuel remplacement et rend l’installation plus lisible. Elle doit suivre un trajet cohérent, de préférence vertical ou horizontal, pour rester prévisible lors de futurs travaux (pose de tableau, perçage pour un support mural, etc.).
Quelques mauvaises pratiques supplémentaires méritent d’être signalées :
- Découpes de placo trop grandes, comblées au plâtre ou au mastic, avec une boîte qui ne porte plus correctement.
- Absence de conducteur de terre sur une prise ajoutée, alors que l’ensemble de la pièce est théoriquement protégé.
- Mélange de sections de conducteurs sur un même circuit, rendant la protection inadaptée.
- Utilisation de dérivations “sauvages” dans les boîtes de prise, sans serre-fils ou bornes de qualité.
Dans le cas de la famille Martin, qui avait ajouté seules plusieurs prises dans le salon, un disjoncteur sautait régulièrement dès que l’aspirateur et le four à micro-ondes fonctionnaient en même temps. Le diagnostic a révélé un circuit surchargé et des boîtes de placo agrandies à la va-vite. La remise en conformité a consisté à créer un nouveau circuit prises, à reprendre les liaisons dans des boîtes de dérivation adaptées et à remplacer les boîtes abîmées. Une intervention qui aurait pu être évitée avec plus de rigueur au départ.
Au final, éviter ces erreurs n’est pas seulement une question de confort, c’est surtout une question de sécurité électrique. Une prise mal encastrée, un câble non protégé ou un circuit surchargé sont autant de facteurs de risque. Prendre le temps de faire correctement, ou de confier l’opération à un professionnel lorsque le chantier devient complexe, reste la meilleure garantie de sérénité.
Intégrer prises encastrées, domotique et optimisation énergétique dans les cloisons en placo
Une cloison en placo ne sert pas seulement à recevoir des prises classiques. Elle devient aussi le support idéal pour intégrer des solutions domotiques et améliorer la gestion de l’énergie dans le logement. Avec la généralisation des équipements connectés, de nombreux particuliers profitent de travaux d’ajout ou de déplacement de prises pour préparer un habitat plus intelligent et plus économe.
Les prises encastrées dans du placo peuvent ainsi être complétées par des modules radio ou Wi-Fi dissimulés dans les boîtes, permettant de piloter un éclairage, de couper des prises en cas d’absence ou de mesurer la consommation d’un appareil. Dans une chambre d’enfant, par exemple, on peut envisager une prise maîtrisée pour couper automatiquement les consoles ou écrans à une certaine heure, tout en conservant une alimentation permanente pour le chauffage ou la veilleuse.
Pour une maison rénovée avec une attention particulière à l’efficacité énergétique, encastrer des prises dans les bonnes zones du placo permet de répartir intelligemment les usages : prises dédiées aux gros consommateurs (congélateur, lave-linge), prises réservées à la recharge de véhicules électriques légers (vélos, trottinettes), prises pour l’appoint de chauffage. En associant ces prises à des contacteurs horaires ou des scénarios domotiques, il devient possible de décaler une partie de la consommation en heures creuses ou de couper certains circuits en cas de surconsommation détectée.
Cela suppose cependant que le tableau électrique et les circuits soient conçus avec cette logique en tête. Une cloison en placo facilite les évolutions : il est souvent moins complexe d’ouvrir ponctuellement une plaque, de créer une saignée dans l’isolant et de tirer une nouvelle gaine que d’intervenir dans un mur béton. Pour un logement déjà équipé de panneaux solaires ou d’une borne de recharge, cette flexibilité devient précieuse afin de tirer le meilleur parti des kWh produits ou disponibles.
Dans la pratique, une bonne stratégie consiste à :
- Cartographier les usages actuels et futurs de chaque pièce (bureaux, zones multimédia, cuisine, espace de charge pour trottinettes).
- Prévoir des réserves de prises encastrées dans le placo, même non utilisées immédiatement.
- Identifier certains circuits comme “prioritaires” et d’autres comme “délestables” via la domotique ou le tableau.
- Utiliser des prises ou modules avec mesure d’énergie pour suivre la consommation réelle.
Cette vision globale dépasse la simple pose d’une prise, mais elle prouve à quel point l’encastrement dans du placo est un atout pour un habitat moderne. En combinant installation soignée, respect de la NF C15-100 et intégration discrète d’outils connectés, il devient possible de concilier confort, sécurité et économies. Les prises ne sont plus de simples points d’alimentation, elles deviennent des éléments actifs de la gestion énergétique de la maison.
Quelle hauteur respecter pour encastrer une prise dans du placo ?
Pour les prises de courant standard, la norme impose une hauteur minimale de 5 cm au-dessus du sol fini, mais il est conseillé de les placer entre 15 et 25 cm pour un usage confortable. Dans la cuisine, les prises au-dessus du plan de travail doivent être positionnées à au moins 8 cm du plan, tout en restant facilement accessibles. Adapter la hauteur à l’usage de la pièce reste la meilleure approche.
Faut-il toujours couper le courant au tableau avant de percer le placo ?
Oui, il est indispensable de couper le courant au disjoncteur alimentant le circuit concerné, voire au disjoncteur général, puis de vérifier l’absence de tension avec un testeur. Même pour un simple perçage dans une zone où l’on pense n’avoir aucun câble, la prudence s’impose, car des gaines peuvent avoir été passées lors d’anciens travaux sans repérage clair.
Peut-on encastrer une prise dans du placo sans gaine pour les fils ?
Non, les conducteurs doivent être protégés par une gaine adaptée (type ICTA) lorsqu’ils circulent dans une cloison. Cette gaine protège le câble des frottements, facilite un éventuel remplacement et rend le cheminement plus sûr lors de futurs travaux (perçages, fixation de meubles). C’est une exigence de sécurité et un gage de durabilité.
Comment savoir si le circuit de prises supportera une prise supplémentaire ?
Il faut vérifier la section des conducteurs (souvent 2,5 mm²), la valeur du disjoncteur au tableau (16 ou 20 A) et le nombre de prises déjà raccordées au circuit. La norme NF C15-100 fixe un nombre maximal de socles par circuit. Si le circuit est déjà très chargé, il est préférable de créer un nouveau circuit depuis le tableau plutôt que de se repiquer dessus.
Quand est-il préférable de faire appel à un électricien pour encastrer des prises ?
Dès que le projet dépasse l’ajout ponctuel d’une seule prise ou implique le tableau électrique, la création de nouveaux circuits, la domotique ou des pièces sensibles (salle de bains, extérieur), l’intervention d’un électricien est recommandée. Un professionnel garantit le respect de la norme NF C15-100, la bonne protection des circuits et la sécurité globale de l’installation.



