Dans de nombreux logements chauffés au bois ou aux granulés, le poêle est devenu la pièce maîtresse du salon. Reste pourtant une zone sensible : le conduit. Ce tube d’acier qui traverse la pièce concentre les enjeux de sécurité incendie, de confort thermique et d’esthétique. Un coffrage en placo autour d’un conduit de poêle permet de transformer cette contrainte technique en atout architectural, à condition de respecter les bonnes distances, de choisir le bon type de plaques et de penser dès le départ à la ventilation et à l’accès pour le ramonage. Le résultat attendu : un intérieur plus serein, plus harmonieux, où la chaleur rayonne sans mettre en péril la structure ni les occupants.
Autour de ce coffrage se croisent plusieurs métiers : chauffagiste, plaquiste, parfois électricien dès qu’il faut intégrer un éclairage, des prises ou une commande domotique près du poêle. Le projet devient alors une mission de coordination. Entre les normes de fumisterie (DTU 24.1), la conformité électrique NF C 15-100, la question des matériaux combustibles proches du conduit et les attentes en matière de rénovation énergétique, il est essentiel de garder une vision globale. Ce guide propose cette trajectoire : comprendre les risques, poser les étapes d’un coffrage solide, intégrer les règles de sécurité et, surtout, transformer ce caisson de plâtre en véritable mur de confort pour toute la famille.
En bref :
- Sécurité d’abord : autour d’un conduit de poêle, seul un coffrage en placo ignifuge sur ossature métallique, avec ventilation et trappe d’accès, garantit une protection fiable.
- Distances au feu : respecter un jeu d’air autour du conduit et au moins 8 cm vis-à -vis de tout matériau combustible, selon le type de tubage et les prescriptions du fabricant.
- Normes clés : le DTU 24.1 pour le conduit, la NF C 15-100 pour tout circuit électrique voisin, et un ramonage régulier pour rester couvert par l’assurance.
- Confort et déco : le coffrage peut intégrer niches, rangements à bûches, éclairage, tout en améliorant l’acoustique et la diffusion de la chaleur.
- Vision globale : intégré à une rénovation énergétique, ce coffrage contribue à un logement plus sobre, plus confortable et plus agréable à vivre.
Coffrage en placo autour d’un conduit de poêle : enjeux de sécurité, de confort et d’esthétique
Un coffrage en plaques de plâtre autour d’un conduit de poêle n’est pas un simple cache-tuyau. Dans un salon ou une pièce de vie, ce volume vertical influence la circulation de l’air chaud, la perception du poêle et le niveau de risque en cas de surchauffe ou de feu de conduit. Comprendre sa fonction permet de prendre les bonnes décisions dès la phase de projet et d’éviter les mauvaises surprises lors d’un contrôle ou d’un sinistre.
Le rôle du conduit est clair : évacuer fumées et gaz brûlés en toute sécurité. S’il est mal dimensionné ou s’il travaille à proximité de matériaux sensibles, il peut engendrer surchauffes, condensats, dépôt de bistre et, dans les cas extrêmes, départ de feu. Le coffrage en placo ignifuge crée alors une enveloppe protectrice qui sert de barrière thermique et de filtre visuel, à condition d’être correctement ventilé et dimensionné.
Dans le logement de Claire et Julien, par exemple, le tube acier traversait le salon à 30 cm d’une poutre en bois ancienne. Esthétiquement, l’effet « tuyau de poêle d’atelier » n’était pas du tout en accord avec leur projet de rénovation cosy. Techniquement, la proximité avec le bois inquiétait l’assureur. La mise en place d’un coffrage feu ventilé autour du conduit a permis de sécuriser la zone, d’aligner le volume avec un mur porteur et de créer une nouvelle surface pour un éclairage indirect au-dessus du poêle.
Au-delà de la protection, ce coffrage améliore aussi le confort. Le placo feu, bien posé, limite la diffusion de points très chauds vers des zones sensibles et stabilise les températures en surface. Résultat : les occupants peuvent circuler plus près du poêle, les enfants ne touchent pas directement le tube brûlant, et certaines nuisances sonores liées aux dilatations du métal diminuent. L’expérience du poêle devient plus douce, plus maîtrisée, sans sacrifier le rendement.
Côté esthétique, ce volume est une opportunité. Plutôt que de subir un conduit métallique vertical, il devient possible de créer un « mur de chauffe », d’intégrer des niches décoratives, des rangements à bûches ou de jouer sur les couleurs pour structurer le séjour. De nombreux projets contemporains utilisent ce coffrage comme repère architectural : un bloc central qui organise le canapé, la bibliothèque, voire une bande LED indirecte pour valoriser la flamme le soir venu.
Enfin, ce coffrage est le maillon discret d’une installation conforme. En 2026, assureurs et diagnostiqueurs sont particulièrement vigilants sur la cohérence entre conduit, poêle, ventilation et habillage. Un caisson en placo standard, sans ventilation ni trappe, peut faire tiquer lors d’un état des lieux ou d’une vente. À l’inverse, un coffrage bien pensé rassure, valorise le bien et garantit un chauffage bois serein sur le long terme.
Poser ce cadre global – sécurité, confort, esthétique, conformité – prépare le terrain pour aborder ensuite la partie chantier : comment traduire ces enjeux en rails, montants, plaques et grilles bien positionnés.

Étapes clés pour réaliser un coffrage en placo autour d’un conduit de poêle durable
Réaliser un coffrage placo autour d’un conduit de poêle demande méthode et anticipation, même lorsqu’un professionnel s’en charge. Comprendre la séquence des opérations permet de suivre le chantier, de mieux piloter le budget et d’identifier les points non négociables pour la sécurité. Du relevé des mesures au dernier coup de peinture, chaque étape joue un rôle précis dans la fiabilité de l’ensemble.
Préparer le chantier : contrôle du conduit, mesures et contraintes
Premier réflexe : vérifier l’état et le type de conduit existant. S’agit‑il d’un conduit maçonné ancien, d’un tubage inox récent, d’un conduit double paroi isolé ou d’un conduit concentrique pour poêle à granulés ? Chaque configuration impose des écarts au feu spécifiques, indiqués dans la notice du fabricant et rappelés par le DTU 24.1. Un conduit fissuré, non tubé ou mal fixé doit être remis à niveau avant toute idée de coffrage.
Viennent ensuite les mesures. Hauteur à coffrer, distance aux murs, au plafond, aux poutres, aux cloisons légères, mais aussi position des futures grilles de ventilation et d’une éventuelle trappe de visite. Cette phase est l’occasion d’anticiper les éléments proches : prises électriques, interrupteurs, câbles qui passent dans la zone. Toute ligne électrique doit respecter la NF C 15-100 et éviter la zone la plus chaude du coffrage.
Dans un petit salon d’appartement, par exemple, un jeune couple souhaitait cacher un conduit apparent tout en ajoutant une prise pour recharger une enceinte connectée sur le mur voisin. L’artisan a proposé de décaler légèrement la prise, de la faire passer dans une gaine adaptée derrière le coffrage, en conservant un écart suffisant vis‑à ‑vis du conduit chaud. Ce simple arbitrage a permis d’éviter des dégradations de câbles à long terme.
Monter l’ossature métallique et poser le placo feu
Le cœur technique du coffrage repose sur une ossature métallique : rails au sol et au plafond, montants verticaux, renforts si besoin. Le bois est proscrit à proximité immédiate du conduit pour éviter toute carbonisation lente. Les rails suivent le tracé prévu, contrôlé au niveau ou au laser, afin de garantir un coffrage parfaitement d’aplomb.
Un jeu d’air est ménagé entre le conduit et l’ossature, de manière à respecter l’écart au feu demandé et à laisser l’air circuler. Cet espace, souvent de quelques centimètres, n’est ni bourré d’isolant standard ni comblé par des matériaux combustibles. Seuls des produits spécifiquement prévus pour les hautes températures peuvent être envisagés, et uniquement selon les recommandations du fabricant du conduit.
Les plaques de placo ignifuge (souvent de type M1 ou R) sont alors découpées et vissées sur l’ossature avec des vis adaptées. Les ouvertures pour les grilles de ventilation et la trappe d’accès sont pratiquées proprement. Cette séquence est l’occasion de vérifier que l’écart entre l’intérieur du coffrage et le conduit reste constant sur toute la hauteur, sans rétrécissement ponctuel lié, par exemple, à un coude mal anticipé.
Traiter les joints, ventiler et préparer les finitions
Une fois la structure fermée, le traitement des joints démarre : bandes, enduits, séchage, ponçage. L’objectif est double : assurer une bonne tenue mécanique et offrir une surface prête à recevoir une peinture ou un enduit final. De petites fissures superficielles peuvent apparaître avec le temps, mais un bon travail de jointoiement limite nettement ce risque.
Les grilles de ventilation hautes et basses sont ensuite installées. En partie basse, elles favorisent l’entrée d’air frais dans le coffrage, en partie haute, elles permettent à l’air chaud de s’échapper. Ce flux d’air agit comme un bouclier dynamique : il évacue une partie de la chaleur accumulée et évite des points très chauds sur le placo. Sur de nombreux chantiers de rénovation, l’ajout de ces grilles sur un coffrage existant a suffi à faire baisser nettement la température mesurée en surface.
Restent les finitions décoratives : peinture, enduit, parement léger. Il est conseillé de choisir des produits compatibles avec des surfaces légèrement chaudes, en évitant les peintures trop sensibles à la chaleur ou les revêtements vinyles directement collés sur la zone la plus exposée. Une peinture mate résistante ou un enduit minéral reste souvent le meilleur compromis.
En suivant cette trajectoire – contrôle, ossature, placo feu, ventilation, finitions – un coffrage en placo autour d’un conduit de poêle peut rester stable, sûr et esthétique pendant de longues années de chauffe.
Normes, distances de sécurité et aspects électriques autour d’un coffrage de conduit de poêle
Un coffrage réussi se joue aussi sur le terrain invisible des normes. Les textes comme le DTU 24.1 pour les conduits de fumée et la NF C 15-100 pour les installations électriques définissent un cadre clair. L’objectif n’est pas d’ajouter des contraintes, mais de verrouiller la sécurité comme on sécurise un cockpit avant décollage. Connaître les grands principes permet de dialoguer d’égal à égal avec les artisans et d’éviter les compromis dangereux.
Distances au feu et matériaux à proscrire autour du conduit
Au cœur des règles de fumisterie se trouve l’écart au feu. Ce terme désigne la distance minimale entre la paroi chaude du conduit et tout matériau combustible : bois, OSB, isolant standard, gaine plastique. Pour un conduit isolé moderne, on retrouve souvent une distance d’au moins 8 cm. Pour un conduit simple paroi, l’écart peut grimper bien au-delà , parfois à plus de 3 fois le diamètre du tube.
Ces distances incluent tout : cloison, poutres, câblage, isolant. C’est là qu’intervient le coffrage. Les plaques de plâtre ignifuges, montées sur ossature métallique, servent de tampon entre le conduit et l’univers combustible de la maison. Mais ce tampon ne doit jamais mordre sur la zone interdite. Un coffrage qui « colle » trop au conduit peut masquer un non‑respect d’écart au feu, que l’on ne découvre qu’en cas de sinistre.
Les matériaux à proscrire immédiatement dans cette zone sont les montants bois, les isolants classiques (laine de verre standard non prévue pour haute température), les tasseaux ou étagères encastrées trop près du tube. Lors d’une rénovation dans une maison de village, un diagnostic a révélé un coffrage ancien avec ossature bois à moins de 2 cm d’un conduit simple paroi : l’ensemble a dû être démonté d’urgence pour éviter un risque de carbonisation lente.
Encadrer l’électricité à proximité du coffrage : NF C 15-100
Autour d’un poêle, les besoins électriques se multiplient : prise pour aspirateur, alimentation d’un poêle à granulés, éclairage mural, parfois même borne de recharge à proximité dans un garage communicant. Chaque circuit doit rester en terrain sécurisé. La NF C 15-100 rappelle plusieurs règles structurantes : circuits protégés par disjoncteur adapté, section de câble suffisante, présence d’un dispositif différentiel 30 mA, et bien sûr prise de terre opérationnelle.
À proximité immédiate d’un coffrage, les gaines électriques doivent contourner la zone la plus chaude et respecter les écarts de sécurité. On évite par exemple de faire courir une gaine juste derrière le placo sur toute la hauteur du conduit, surtout si la ventilation du coffrage est limitée. Les boîtes de dérivation, elles, ne doivent jamais être dissimulées dans un volume inaccessibile. Là encore, la trappe de visite peut jouer un double rôle : contrôle du conduit et accès à une boîte bien positionnée.
Dans une maison récente, un propriétaire souhaitait ajouter une applique murale au-dessus du poêle, directement fixée sur le coffrage. L’électricien a proposé un circuit dédié, protégé, en faisant circuler la gaine à distance raisonnable du conduit, et en utilisant une patère isolante entre le point chaud et le luminaire. Résultat : un éclairage agréable, sans surchauffe des câbles ni tension inutile sur le disjoncteur.
Ramonage, entretien et reconnaissance par l’assurance
Les assurances habitation sont très claires : pour qu’un sinistre lié à un poêle soit correctement indemnisé, l’entretien du conduit doit être réalisé. Le ramonage mécanique, une à deux fois par an selon l’usage et les arrêtés préfectoraux, donne lieu à un certificat. Ce document est souvent demandé après un feu de conduit ou un dégât des fumées.
Un coffrage en placo correctement conçu anticipe ce besoin d’accès. Une trappe de visite discrète mais assez grande permet au ramoneur de contrôler les jonctions, le tubage, la présence éventuelle de bistre ou de fissures. Sans cet accès, l’intervention devient plus compliquée, voire impossible sans dégrader le coffrage. Sur le terrain, de nombreux artisans refusent désormais de ramoner des conduits totalement coffrés sans trappe.
L’entretien ne se limite pas au ramonage. Les grilles de ventilation doivent être dépoussiérées au moins une à deux fois par an, le placo inspecté visuellement pour repérer fissures, jaillissements de suie ou traces de surchauffe. Toutes ces vérifications entrent dans une routine simple qui sécurise le foyer saison après saison et confirme que le coffrage joue bien son rôle.
Ainsi, normes de fumisterie, règles électriques et entretien régulier forment un trio indissociable. C’est cette alliance qui fait passer un coffrage de simple habillage à véritable bouclier de sécurité et de confort.
Optimiser le coffrage placo pour le confort thermique, l’acoustique et l’intégration déco
Une fois les bases de sécurité assurées, le coffrage peut devenir un formidable outil d’optimisation du confort. Un conduit de poêle coffré intelligemment diffuse mieux la chaleur, limite certains bruits et structure l’espace de vie. Dans une rénovation globale, ce mur de plâtre autour du tube devient parfois le trait d’union entre chauffage, isolation et décoration.
Diffusion de la chaleur : laisser le conduit et le coffrage « respirer »
Contrairement à une idée reçue, cacher le conduit ne signifie pas étouffer la chaleur. Un coffrage bien ventilé laisse une partie de la chaleur se diffuser par convection, tout en évitant que le tube nu ne rayonne de manière trop agressive. Des grilles bien positionnées en haut du coffrage créent un flux naturel : l’air froid entre en bas, se réchauffe en montant le long du conduit, puis ressort en partie haute.
Dans la maison de Stéphane, par exemple, le poêle à granulés surchauffait la zone autour du conduit nu, tandis que le reste du séjour restait tiède. Le coffrage installé par la suite, avec deux grilles hautes et une grille basse, a homogénéisé la température. Le mur derrière le canapé, légèrement tempéré, offrait désormais une chaleur douce plutôt qu’un point brûlant ponctuel difficile à maîtriser.
Ce travail sur la circulation d’air rejoint les enjeux de performance énergétique. Un poêle qui fonctionne bien, avec un bon tirage et une bonne répartition de chaleur, tourne dans sa plage optimale. Il consomme moins de combustible pour un même confort. Le coffrage devient alors un auxiliaire discret de ce rendement, sans gadget, simplement par une conception cohérente.
Réduction des bruits et confort acoustique
Les conduits de poêle peuvent parfois être bruyants : dilatations métalliques au démarrage, « ronronnement » du tirage, claquements légers lorsque la température baisse. Un coffrage en placo feu ne les fait pas disparaître totalement, mais il les atténue. Le tube étant isolé visuellement et partiellement phonétiquement, le ressenti sonore dans la pièce gagne en douceur.
Dans un petit appartement, une famille se plaignait de bruits secs à chaque allumage du poêle, particulièrement dans le silence du soir. Après la pose d’un coffrage correctement désolidarisé du conduit, les bruits n’étaient plus perçus comme agressifs mais comme un fond sonore discret, intégré à l’ambiance. Le simple fait de ne plus voir le tube bouger à vue d’œil lors de la montée en chauffe contribuait aussi à rassurer les occupants.
Transformer le coffrage en atout décoratif et fonctionnel
Sur le plan déco, le coffrage est un terrain de jeu immense. Il peut, par exemple, intégrer des niches rétro‑éclairées pour exposer quelques objets, un casier à bûches ventilé, ou servir de support à une teinte contrastante qui met en valeur le poêle. Dans une rénovation de maison de ville, le coffrage a été prolongé latéralement pour créer une banquette maçonnée garnie de coussins, transformant le coin poêle en véritable alcôve conviviale.
Les erreurs fréquentes à éviter concernent surtout les ajouts tardifs : étagères fixées trop près du conduit, coffres fermés sans ventilation ou revêtements plastiques sensibles à la chaleur. Mieux vaut intégrer ces éléments dès la conception, en s’assurant que chaque fixation reste dans la zone tempérée du coffrage et que les matériaux choisis résistent à une chaleur modérée mais régulière.
Pour se repérer facilement dans les effets de chaque élément, le tableau suivant résume les principaux composants et leur impact :
| Élément | Rôle principal | Impact sur le coffrage en placo |
|---|---|---|
| Conduit isolé ou tubé conforme | Évacuer les fumées en sécurité | Autorise un coffrage plus compact, écarts au feu mieux maîtrisés |
| Placo ignifuge sur ossature métallique | Créer une barrière thermique sécurisée | Protège les matériaux combustibles, structure le volume décoratif |
| Grilles de ventilation hautes/basses | Assurer la circulation d’air dans le coffrage | Limite les points chauds, améliore la diffusion de la chaleur |
| Trappe de visite | Permettre contrôle et ramonage | Facilite l’entretien, rassure assurance et occupants |
| Traitement électrique soigné | Alimenter le poêle, l’éclairage ou la domotique | Évite surchauffe de câbles, assure conformité NF C 15‑100 |
Ce mariage entre technique et esthétique fait du coffrage un vrai outil de confort quotidien, bien au‑delà du simple cache‑conduit.
Coffrage en placo, rénovation énergétique et habitat connecté : penser global
En 2026, beaucoup de projets de poêle et de coffrage en placo s’inscrivent dans une rénovation énergétique globale. Isolation renforcée, nouvelles menuiseries, VMC, parfois panneaux solaires et borne de recharge pour véhicule électrique : le logement devient un écosystème à piloter. Dans cette orchestration, le poêle et son conduit coffré ne sont pas un détail, mais une pièce importante du puzzle confort / consommation / sécurité.
Intégrer le coffrage dans une stratégie d’économie d’énergie
Un audit énergétique sérieux commence par les déperditions : toiture, murs, plancher, menuiseries. Une fois ces points traités, vient le choix du système de chauffage. Les poêles à bois ou à granulés performants trouvent alors tout leur sens, capables de jouer le rôle de chauffage principal ou d’appoint stratégique. Le coffrage autour du conduit devient un support pour organiser la diffusion de cette chaleur dans la pièce.
Dans une maison des années 80 rénovée, par exemple, le propriétaire a profité de la pose d’un poêle à granulés pour créer un coffrage en placo avec grilles de transfert d’air vers le couloir. Sans tomber dans des systèmes complexes, cette simple organisation du volume a permis de tempérer légèrement les pièces de nuit à l’étage, en complément d’une isolation des combles. Résultat : moins de radiateurs électriques, facture énergétique allégée, confort plus homogène.
Domotique et sécurité autour du poêle coffré
L’habitat connecté gagne du terrain : prises intelligentes, thermostats communicants, détecteurs de fumée reliés à une application, capteurs de qualité d’air. Autour d’un poêle et de son coffrage, ces outils peuvent améliorer la sécurité et l’efficacité. Un détecteur de monoxyde de carbone, par exemple, installé à bonne distance du poêle, vérifie en permanence que la combustion reste correcte. Un capteur de température mural permet de surveiller que le coffrage ne dépasse pas des seuils raisonnables en surface.
Dans une famille équipée de panneaux solaires et d’un chauffage mixte (poêle + radiateurs électriques pilotés), la domotique ajuste l’appoint électrique en fonction de l’utilisation du poêle. Le coffrage, parfaitement intégré au système, sert de repère thermique stable : la sonde de température installée sur sa face tempérée envoie une information fiable pour le pilotage des autres émetteurs.
Toutes ces technologies reposent cependant sur un socle inchangé : une installation électrique aux normes, un tableau bien protégé, des circuits clairs. Sans cette base, un habitat connecté ne serait qu’un château de cartes numérique. Le coffrage, lui, reste un bloc physique, robuste, qui rassure visuellement autant que techniquement.
Liste de bonnes pratiques pour un coffrage placo de conduit de poêle réussi
Pour garder en tête les gestes qui font la différence, il est utile de résumer les bonnes pratiques à appliquer sur le terrain :
- Vérifier et, si besoin, rénover le conduit avant de penser au coffrage (tubage, fixation, diamètre, état général).
- Respecter scrupuleusement les écarts au feu indiqués par le fabricant de conduit et par le DTU 24.1, sans chercher à gagner quelques centimètres par commodité.
- Utiliser uniquement des plaques de plâtre ignifuges montées sur ossature métallique, sans ossature bois dans la zone chaude.
- Prévoir des grilles de ventilation en partie haute et, si possible, en partie basse du coffrage pour laisser l’air circuler librement.
- Intégrer au minimum une trappe de visite suffisamment large pour permettre contrôle et ramonage sans casse.
- Tracer les circuits électriques de manière à contourner la zone la plus chaude, en respectant la NF C 15-100 et en protégeant chaque ligne par disjoncteur et différentiel adaptés.
- Choisir un combustible de qualité (bois sec, granulés certifiés) pour limiter l’encrassement du conduit et les risques de feu de cheminée.
- Planifier un entretien régulier : ramonage, nettoyage des grilles, contrôle visuel du placo, des joints et des fixations du poêle.
Avec ces repères, le coffrage en placo autour d’un conduit de poêle cesse d’être une zone d’angoisse pour devenir un allié fiable de votre confort, de votre sécurité et de vos économies d’énergie.
Quel type de placo utiliser pour un coffrage autour d’un conduit de poêle ?
Autour d’un conduit de poêle, il est indispensable d’utiliser des plaques de plâtre ignifuges, souvent appelées plaques feu (type M1 ou R selon les gammes). Elles doivent être montées sur une ossature métallique et non sur des tasseaux bois, afin de résister aux températures élevées et de respecter l’écart au feu. Ce duo ossature métallique + placo feu est aujourd’hui la solution de référence pour un coffrage sûr et durable.
Quelles distances de sécurité respecter entre le conduit et le coffrage en placo ?
On laisse généralement un jeu d’air de quelques centimètres entre le conduit et la paroi intérieure du coffrage pour permettre la circulation de l’air. En parallèle, au moins 8 cm doivent séparer le conduit de tout matériau combustible, comme le bois ou certains isolants, pour un conduit isolé. Pour un conduit simple paroi, l’écart peut être bien supérieur. Il faut toujours se référer aux indications du fabricant de conduit et au DTU 24.1.
Faut-il obligatoirement prévoir des grilles de ventilation dans le coffrage ?
Des grilles de ventilation ne sont pas seulement recommandées, elles sont essentielles dans la plupart des cas. Installées en partie haute, et parfois en partie basse, elles permettent à l’air de circuler autour du conduit, de limiter les points de surchauffe et de stabiliser la température du coffrage. Elles contribuent aussi à une meilleure diffusion de la chaleur dans la pièce et facilitent le refroidissement après extinction du poêle.
Peut-on faire passer des câbles électriques dans un coffrage de conduit de poêle ?
Il est possible de faire passer des câbles à proximité du coffrage, mais en respectant la norme NF C 15-100 et en évitant la zone la plus chaude autour du conduit. Les gaines doivent contourner la partie haute température, les boîtes de dérivation ne doivent pas être enfermées sans accès, et chaque circuit doit être protégé par un disjoncteur adapté et un différentiel 30 mA. En cas de doute, mieux vaut demander l’avis d’un électricien qualifié.
À quelle fréquence ramoner un conduit de poêle coffré ?
Pour un poêle utilisé régulièrement, il est recommandé de procéder à un ramonage mécanique au moins une à deux fois par an, selon l’usage et la réglementation locale. Le coffrage doit donc intégrer une trappe de visite ou un autre dispositif d’accès pour permettre au professionnel de contrôler et nettoyer le conduit sans détruire l’habillage. Le certificat de ramonage remis à chaque intervention est un document important en cas de sinistre.



